Le plan Galloway pour l'Union (1774)

Le plan Galloway pour l'Union, parrainé par Joseph Galloway de Pennsylvanie, a été débattu et rejeté de justesse par le premier congrès continental en octobre 1774. La proposition de Galloway était une tentative de compromis avec la Grande-Bretagne en établissant un « parlement américain » distinct :

«Il est résolu que ce Congrès s'adressera à Sa Majesté pour obtenir un redressement des griefs sous lesquels travaillent ses fidèles sujets en Amérique, et l'assurera que les colonies ont en horreur l'idée d'être considérées comme des communautés indépendantes du gouvernement britannique ... [elles] le plus désirent ardemment l'établissement d'une union politique, non seulement entre eux mais avec l'État-mère…

Comme les colonies de leurs circonstances locales ne peuvent être représentées au Parlement de Grande-Bretagne, elles proposeront humblement à Sa Majesté et à ses deux chambres du Parlement le plan suivant, en vertu duquel ... l'intérêt des deux pays [peut être] avancé, et le droits et libertés de l'Amérique garantis:

Qu'une législature britannique et américaine, pour régler l'administration des affaires générales de l'Amérique, soit proposée et établie en Amérique, y compris toutes lesdites colonies; au sein et sous quel gouvernement chaque colonie conservera sa constitution actuelle et ses pouvoirs de réglementation et de gouvernement…

Que ledit gouvernement soit administré par un président général, nommé par le roi, et un grand conseil, choisi par les représentants du peuple des différentes colonies…

Qu'il y aura une nouvelle élection des membres du Grand Conseil tous les trois ans…

Que le Grand Conseil se réunisse une fois par an s’il le juge nécessaire, et plus souvent si les circonstances l’exigent…

Que le président général exerce ses fonctions au gré du Roi et que son assentiment est requis pour tous les actes du Grand Conseil…

Que le président général, sur et avec l'avis et le consentement du Grand Conseil, détienne et exerce tous les droits, pouvoirs et autorités législatifs nécessaires pour réglementer et administrer toutes les politiques et affaires générales des colonies ...

Que ledit président général et le Grand Conseil soient une branche inférieure et distincte de la législature britannique, unies et incorporées avec elle aux fins générales susmentionnées ...

En temps de guerre, tous les projets de loi pour l'octroi de l'aide à la Couronne, préparés par le Grand Conseil et approuvés par le président général, seront valables et adoptés en loi, sans l'assentiment du Parlement britannique.