Extraits de lettres d'une loyaliste (1768)

Les extraits suivants sont tirés de lettres écrites par Ann Hulton, dont le frère Henry Hulton fut envoyé à Boston comme douanier dans les années précédant la Révolution. La correspondance vivante de Hulton décrit de nombreux événements célèbres, notamment Massacre de boston, du point de vue historique rare d'une femme Loyaliste:

Juin 30th 1768
« Les foules ici sont très différentes de celles d’Angleterre… ici, elles agissent selon des principes et sous couvert, personne n’osant ou ne voulant réprimer leurs outrages ou punir les délinquants les plus notoires pour quelque crime que ce soit…

Ces Fils de la Violence, après avoir attaqué des maisons, brisé des vitres, battu, lapidé et meurtri plusieurs messieurs des Douanes, le percepteur mortellement, et incendié son bateau… Le tout se termina par un discours d'un des chefs, concluant ainsi : "Nous défendrons nos libertés et nos biens, par la force de notre bras et l'aide de notre Dieu"…

D’après les principes républicains et niveleurs inhérents, il n’y a aucune subordination dans la société. Le gouvernement est exterminé et c’est un véritable état d’anarchie. Il y a des gens sensés et bons qui sont très alarmés… les colonies naissantes avancent vers un état d’indépendance.

12 Août 1768
« On rapporte qu’un régiment de soldats est en route de New York à Boston… »

Avril 10th 1769
« J'espère que nous ne serons plus en danger ni alarmés par des foules anarchiques… il est certain que notre sécurité et notre tranquillité dépendent de la présence de l'armée et de la marine… la tyrannie de la Multitude est la plus arbitraire et la plus oppressive… de nombreuses personnes sont impressionnées par le Les gens sont obligés de courtiser la popularité pour leur propre sécurité, cela ne peut être fait qu’en s’opposant au gouvernement [britannique] chez eux…

Plusieurs personnes ont été menacées pour la seule raison que nous rendions visite au château… cela aurait certainement été fait avec beaucoup plus de mal, si les troupes n'étaient pas arrivées à temps pour notre protection, ainsi que celle de tous les possédants. Pourtant, il y en a très peu qui accordent le droit de taxation au Parlement britannique, c'est pourquoi nous évitons de [discuter] de politique.»