Extraits de Novanglus de John Adams (1775)

En février 1775, avocat colonial et révolutionnaire John Adams publié Novanglus, un essai sur la relation constitutionnelle entre la Grande-Bretagne et ses colonies américaines:

«Je soutiens que nos législatures provinciales sont les seules autorités suprêmes de nos colonies. Malgré cela, le Parlement peut se voir accorder une autorité suprême et souveraine sur l'océan… nos chartes ne nous donnent aucune autorité sur la haute mer. Le Parlement a notre consentement pour assumer une compétence sur eux. Et voici une ligne assez tracée entre les droits de la Grande-Bretagne et les droits des colonies…

[On dit que] « Si donc nous faisons partie de l’empire britannique, nous devons être soumis au pouvoir suprême de l’État, qui est dévolu aux états du Parlement. » Ici encore, nous devons être évoqués. de nos sens par la magie des mots « empire britannique » et « pouvoir suprême de l'État ».

Mais quoi que cela puisse paraître, je dis que nous ne faisons pas partie de l'empire britannique, parce que le gouvernement britannique n'est pas un empire… C'est une monarchie limitée… la constitution britannique ressemble beaucoup plus à une république qu'à un empire. Ils définissent une république comme un gouvernement de lois et non d'hommes. Si cette définition est juste, la constitution britannique n'est ni plus ni moins qu'une république, dans laquelle le roi est premier magistrat…

[On dit que] «Si les colonies ne sont pas soumises à l'autorité du parlement, la Grande-Bretagne et les colonies doivent être des États distincts…» Il n'est pas nécessaire de s'étonner de cette conséquence. C'est très inoffensif. Il n'y a là aucune absurdité. Des États distincts peuvent être unis sous un seul roi. Et ces États peuvent être davantage cimentés et unis ensemble par un traité de commerce. C'est le cas. Nous nous sommes engagés, de notre propre consentement exprès, à respecter la loi sur la navigation…

On dira peut-être que nous devons profiter de la constitution britannique dans notre législature suprême, le parlement, pas dans nos législatures provinciales. À cela, je réponds ... si le Parlement doit être notre législature suprême, nous serons sous une oligarchie ou une aristocratie complète, pas sous la constitution britannique ... Car le roi, les seigneurs et les communs constitueront une seule grande oligarchie, tels qu'ils sont liés à l'Amérique ...

Si nos constitutions provinciales sont imparfaites à quelque égard que ce soit et doivent être modifiées, elles [les assemblées coloniales] ont suffisamment de capacité pour le discerner et suffisamment de pouvoir pour le mettre en œuvre, sans intervention du Parlement… L’Amérique ne permettra jamais que le Parlement ait le pouvoir de modifier leur constitution. du tout. Elle est entièrement pénétrée du sentiment de la nécessité d’y résister…

Qu'une représentation au Parlement est impossible, nous sommes tous d'accord; mais la conséquence est que nous devons avoir ici une représentation dans nos législatures suprêmes. Telle a été la conséquence qui a été tirée par les rois, les ministres, nos ancêtres et la nation entière il y a plus d'un siècle, lorsque les colonies ont été colonisées pour la première fois ... et cela doit être de nouveau le sens général, sinon la Grande-Bretagne perdra ses colonies.