George Mason plaide contre la constitution (1787)

George Mason était un homme politique de Virginie et, jusqu'au milieu des années 1780, un ami proche et associé de George Washington. Mason a assisté à la Congrès de Philadelphie en 1787 mais refusa de signer le projet de constitution. Il a ensuite présenté cette série d’objections à la ratification :

«Il n'y a pas de déclaration des droits, et les lois du gouvernement général étant primordiales pour les lois et la constitution de plusieurs États, les déclarations de droits dans les États séparés ne sont pas une sécurité. Les gens ne sont pas non plus assurés même de jouir du bénéfice de la common law.

À la Chambre des Représentants, il n’y a pas la substance mais seulement l’ombre d’une représentation, qui ne peut jamais produire une information adéquate au sein de la législature ni inspirer confiance au peuple ; les lois seront donc généralement faites par des hommes peu soucieux de leurs effets et de leurs conséquences.

Le Sénat a le pouvoir de modifier tous les projets de loi de finances et de créer des crédits, ainsi que les salaires des agents de leur propre nomination, en collaboration avec le président des États-Unis, bien qu'ils ne soient pas les représentants du peuple ou susceptibles de leur…

Le système judiciaire des États-Unis est construit et étendu de manière à absorber et à détruire les systèmes judiciaires de plusieurs États… et à permettre aux riches d’opprimer et de ruiner les pauvres.

Le président des États-Unis n'a pas de conseil constitutionnel [cabinet], chose inconnue dans tout gouvernement sûr et régulier. Il ne sera donc pas soutenu par des informations et des conseils appropriés, et sera généralement dirigé par des serviteurs et des favoris… 

Le président ... a le pouvoir illimité d'accorder la grâce pour trahison, qui peut parfois être exercée pour écarter de la punition ceux qu'il avait secrètement incités à commettre le crime, et ainsi empêcher la découverte de sa propre culpabilité ...

Le Congrès peut accorder des monopoles dans le commerce et le commerce, constituer de nouveaux crimes, infliger des peines sévères et inhabituelles et étendre leurs pouvoirs autant qu'ils le jugeront convenable; de sorte que les assemblées législatives des États n’ont aucune garantie pour les pouvoirs actuellement présumés leur rester, ni pour le peuple pour ses droits.

Il n'y a aucune déclaration d'aucune sorte pour préserver la liberté de la presse ou le procès par jury dans les causes civiles ; ni contre le danger des armées permanentes en temps de paix.

Les législatures des États ne peuvent pas imposer de droits d’exportation sur leurs propres produits…

Le législateur général est empêché d'interdire l'importation ultérieure d'esclaves pendant une vingtaine d'années; bien que ces importations rendent les États-Unis plus faibles, plus vulnérables et moins capables de se défendre.

Ce gouvernement établira [établira] une aristocratie modérée: il est actuellement impossible de prévoir s'il produira, dans son fonctionnement, une monarchie ou une aristocratie corrompue et tyrannique; il va très probablement vibrer quelques années entre les deux et se terminer ensuite par l’un ou l’autre.