Benjamin Franklin soutient la Constitution (1787)

Parlant à la Congrès de Philadelphie en septembre 1787, Benjamin Franklin a apporté son soutien prudent et mesuré au nouvelle Constitution:

«J'avoue que je n'approuve pas entièrement cette Constitution pour le moment. Mais je ne suis pas sûr de ne jamais l'approuver, car pour avoir vécu longtemps, j'ai vécu de nombreux cas d'obligation ... de changer d'opinion même sur des sujets importants, ce que j'ai jadis pensé juste mais trouvé autrement ...

Je doute qu'une autre convention que nous puissions obtenir puisse être en mesure de faire une meilleure Constitution ... car lorsque vous rassemblez un certain nombre d'hommes pour profiter de leur sagesse commune, vous rassemblez inévitablement avec ces hommes tous leurs préjugés, leurs passions, leurs erreurs d’opinion, leurs intérêts locaux et leurs opinions égoïstes. D'un tel assemblage peut-on s'attendre à une production parfaite?

Cela m'étonne donc de voir ce système se rapprocher aussi près de la perfection qu'il le fait. Et je pense que cela va étonner nos ennemis, qui attendent avec confiance d'entendre que nos conseils sont confondus, comme ceux des bâtisseurs de Babel, et que nos États sont sur le point de se séparer, pour ne se rencontrer plus tard dans le but de couper. les gorges de l'autre.

J'accepte donc cette Constitution parce que je n'attends pas mieux, et parce que je ne suis pas sûr qu'elle ne soit pas la meilleure. Les opinions que j'ai eues sur ses erreurs, je les sacrifie au bien public… Une grande partie de la force et de l'efficacité de tout gouvernement, pour procurer et assurer le bonheur du peuple, dépend de l'opinion, de l'opinion générale de la bonté de ce gouvernement, comme ainsi que de la sagesse et de l'intégrité de ses gouverneurs. J'espère donc, pour notre propre bien… et pour le bien de notre postérité, que nous agirons de tout cœur et à l'unanimité en recommandant cette Constitution partout où notre influence peut s'étendre, et que nous dirigerons nos pensées et nos efforts futurs vers les moyens de la bien administrer. .

Dans l'ensemble, je ne peux m'empêcher d'exprimer le souhait que chaque membre de la convention qui pourrait encore avoir des objections à son encontre, mette avec moi, à cette occasion, son nom à cet instrument.