William Pitt s'oppose au Stamp Act (1766)

William Pitt the Elder était un éminent parlementaire britannique. Il a servi comme Premier ministre entre 1766 et 1768. Auparavant, Pitt avait vivement critiqué le Stamp Act, le décrivant comme une politique dangereuse fondée sur des principes non démocratiques. Le texte suivant contient des extraits d'un discours prononcé devant le Parlement par Pitt en janvier 1766:

«Messieurs, j'ai été accusé d'avoir donné naissance à la sédition en Amérique. Ils ont exprimé leurs sentiments avec liberté contre cet acte malheureux, et cette liberté est devenue leur crime. Désolé, je dois entendre la liberté de parole dans cette maison imputée comme un crime. Aucun gentleman ne doit avoir peur de l'exercer ...

Le monsieur nous dit que l'Amérique est obstinée; L'Amérique est presque en rébellion ouverte. Je me réjouis que l'Amérique ait résisté. Trois millions de personnes si mortes à tout sentiment de liberté, se soumettant volontairement à l'esclavage, auraient été des instruments appropriés pour faire des esclaves des autres. Je ne viens pas ici armé en tous points, avec des affaires de droit et des actes du parlement, avec le livre des statuts plié en deux pour défendre la cause de la liberté. Si je l'avais fait, j'aurais cité les deux cas de Chester et Durham. Je les aurais cités, pour avoir montré que même sous d'anciens règnes arbitraires, les parlements avaient honte de taxer un peuple sans son consentement, et lui permettaient des représentants…

Le monsieur a mentionné les actionnaires. J'espère qu'il ne considère pas les dettes de la nation comme faisant partie du domaine national. Depuis l'avènement du roi Guillaume, de nombreux ministres - certains d'entre eux grands, d'autres de capacités plus modérées - ont pris la tête du gouvernement. Aucun de ceux-ci n'a pensé, ni n'a jamais rêvé, de voler les colonies de leurs droits constitutionnels ...

Je ne suis pas un courtisan d'Amérique; Je me lève pour ce royaume. Je soutiens que le parlement a le droit de lier, de restreindre l'Amérique. Notre pouvoir législatif sur les colonies est souverain et suprême. Quand elle cessera d'être souveraine et suprême, je conseillerais à chaque gentleman de vendre ses terres, s'il le peut, et de s'embarquer pour ce pays. Quand deux pays sont liés ensemble, comme l'Angleterre et ses colonies, sans être incorporés, il faut nécessairement gouverner; le plus grand doit gouverner le moins; mais réglez-la pour ne pas contredire les principes fondamentaux qui sont communs aux deux…

Le monsieur demande: quand les colonies ont-elles été émancipées? Mais je désire savoir: quand ont-ils été faits esclaves?

Les Américains n'ont pas agi en toutes choses avec prudence et humeur. Ils ont été lésés. Ils ont été conduits à la folie par l'injustice. Les punirez-vous pour la folie que vous avez provoquée? Laissez plutôt la prudence et le tempérament venir en premier de ce côté. J'entreprendrai pour l'Amérique, qu'elle suivra l'exemple…

Dans l'ensemble, je demanderai la permission de dire à la Chambre quelle est vraiment mon opinion. C'est que la loi sur le timbre soit abrogée absolument, totalement et immédiatement; que l'abrogation devait être motivée par le fait qu'elle était fondée sur un principe erroné. En même temps, que l'autorité souveraine de ce pays sur les colonies soit affirmée en des termes aussi forts que possible, et faite pour étendre tous les points de la législation, que nous puissions lier leur commerce, confiner leurs manufactures et exercer tout pouvoir que ce soit - sauf celui de retirer de l’argent de leurs poches sans leur consentement.