Edmund Burke appelle à la réconciliation avec l'Amérique (1775)

Comme William Pitt, parlementaire anglo-irlandais Edmund Burke était un autre homme politique britannique qui s'opposait au Loi sur le timbre et la gestion de la politique coloniale par le ministère. En mars 1775, Burke prit la parole à la Chambre des communes et demanda un assouplissement de la politique à l'égard des colonies américaines.

«La proposition est la paix. Pas la paix par le biais de la guerre; pas la paix à rechercher dans le labyrinthe de négociations complexes et interminables; pas la paix naît de la discorde universelle, fomentée par le principe. C'est la paix simple, recherchée dans son cours naturel et dans ses repaires ordinaires.

Laissez les colonies garder toujours l'idée de leurs droits civils associée à votre gouvernement. Ils s'accrocheront et s'attaqueront à vous, et aucune force sous le Ciel n'aura le pouvoir de les arracher à leur allégeance. Mais qu'il soit une fois compris que votre gouvernement peut être une chose et ses privilèges une autre; que ces deux choses peuvent exister sans aucune relation mutuelle. Le ciment a disparu, la cohésion s'est relâchée et tout s'empresse de se décomposer et de se dissoudre.

Tant que vous aurez la sagesse de garder l'autorité souveraine de ce pays comme sanctuaire de la liberté, le temple sacré consacré à notre foi commune, partout où la race élue et les fils d'Angleterre adorent la liberté, ils tourneront leur visage vers vous. Plus ils se multiplient, plus vous aurez d'amis, plus ils aiment ardemment la liberté, plus leur obéissance sera parfaite.

L'esclavage qu'ils peuvent avoir n'importe où. C'est une mauvaise herbe qui pousse dans tous les sols. Ils peuvent l'avoir d'Espagne; ils peuvent l'avoir de Prusse. Mais jusqu'à ce que vous vous perdiez dans tout sentiment de votre véritable intérêt et de votre dignité naturelle, la liberté qu'ils peuvent avoir de nul autre que vous.

C'est la marchandise du prix, dont vous avez le monopole. C'est le véritable acte de navigation, qui vous lie le commerce des colonies, et par elles vous assure la richesse du monde. Refusez-leur cette participation à la liberté et vous rompez ce lien unique qui, à l'origine, faisait et doit encore préserver l'unité de l'empire.